Canyon Pierlas
Dimanche, 6 membres courageux ou amateurs de mauvaises décisions se sont rassemblés à 7.15
au carrefour pour partir à l’assaut du canyon de Pierlas, légende dans le milieu pour sa longueur
(660m de dénivelé pour 6h de descente!), sa beauté (de la jolie pierre rouge et des monolithes
époustouflants) et pour la légende : ce canyon est resté interdit jusqu’à récemment pour cause de
conflits avec des locaux qui auraient été jusqu’à disquer les points de relais accessibles à pied
pour rendre la vie dure aux relous qui traversent leur village en slip …
Après un petit arrêt boulangerie et 1.20 de route, voilà nos aventuriers arrivés au
point d’arrivée où se pose une grande question :
laisser sa veste pour en profiter à la fin du canyon en attendant la navette ou la garder pour rester au
chaud jusqu’au point de départ du canyon. Les choix furent faits, certains regretteront de ne pas
avoir prévu un pull pour le départ et un autre pour l’arrivé, et la troupe remonta en minibus pour
atteindre le départ de la marche d’approche. Garés à 840m d’altitude, l’objectif est de rallier le
Riu à 1460m.

Il nous faudra 1.20 avec une bonne montée et de jolies couleurs de roche (grise
,puis rouge, parfois noire…) avant de pouvoir enfiler les combi. De là, les rappels s’enchaîneront
à un rythme soutenu – pas moins d’une cinquantaine sur la descente !

Rythmée par des
paysages tantôt encaissés tantôt complètement ouverts sur les montagnes aux alentours. Quelques
passages de désescalade (rigolos quand les prises de pélite te restent dans les mains),

des trous (plus ou moins délicats à négocier selon la corpulence de l’aventurier) et des beaux
monolithes dont on se demande comment sont-ils encore debouts malgré la friabilité de leur roche.


Deux moments d’émotions intenses : une vasque avec un cerf mort (et non une vache comme
indiqué dans les commentaires du canyons posté deux semaines auparavant) qui
a laissé une forte impression à 5 aventuriers sur les 6, le dernier ayant préféré un
rappel en contre haut pour ne pas avoir à s’y baigner, et un passage nostalgie à l’endroit où
certains canyoneurs du groupe avaient dû échapper et appeler un hélicoptère à la suite
d’une montée rapide du niveau de l’eau dans le canyon il y a quelques années.
Le retour s’est effectué sans encombre pour un retour à la voiture arrivée à 18.20, la navette fut très efficace et le rhabillage fut agréablement accompagné d’un brownie (a défaut d’avoir le temps pour la bière post-canyon). Une excellente journée qui aura bien
fatigué l’équipe !
Pauline






















