Retour aux sources : le week-end d’intégration ASSA 2021 à Châteauvert

C’est le grand retour au fameux Week-end d’intégration ASSA ! Et il arrive après la traversée du désert Covid 19.

Un grand merci à tous ceux qui ont eu le courage de venir remplir les rangs des MarcASSAins ! Les débutants n’étaient pas en reste avec Delphine, Antoine, Océane, Sébastien, Loréline (à prononcer LooOOOoooréline), Anouk, Ariane et Valentine. De nouveaux autonomes sont aussi de la partie : Aude & Julien (t’es venu) !!! Sans compter sur le nouveau moniteur de l’ASSA : Julien (aka Hub), qui a bien voulu se joindre à nous malgré une cheville récalcitrante et un poignet un peu endolori.

Le choix s’est très vite porté sur un site accessible et avec une marche d’approche modérée : Châteauvert et Carcès ! Et un coup de scooter plus tard, c’est Max (le bibliothécaire de la couenne) qui nous donne le topo du site.

La team d’organisateur se forme avec “la gitane” et “l’allemand” … Jeanne la gitane se chargera des roulottes et du gîte. L’allemand se chargera de sélectionner les secteurs sympas et accessibles.

Comme à son habitude, le rendez-vous est fixé a huit heures sur le parking de Carrefour. Ainsi, le covoiturage s’organise et on se repartit dans les véhicules. SPOND nous facilite la vie pour vérifier les présents !

Jour 1 : Châteauvert – secteur Technogène

Après un appel rapide (d’environ une demi-heure), l’arrivée tardive de l’américain et de l’allemande (Sylvain et Nadège) … et encore plus tardive de la polo blanche : on part !

Heureusement, le président avec son mythique “Def” était parti bien avant car l’autoroute ce n’est pas sa tasse de thé à sa cafetière anglaise à 4 roues motrices.

Après une heure de route, on se retrouve au parking et une quart d’heure de marche plus loin sur le site, prêt à en découdre avec pour certains leur première falaise !

On s’équipe et les premiers se lancent en moulinette sur le secteur : la première à affronter la falaise est Delphine qui tombe tout de suite sur un problème à résoudre ! La voie est loin d’être lisible et facile mais elle parviendra au bout 🙂

Très vite suivie de Valentine et des autres débutants, on a vite chaud ! Le secteur est baigné par le soleil et peu de place pour s’abriter … Le plus malin c’est Juls qui va se coltiner une 6a bien à l’ombre et très régulière de 32m. Enfin, il bute sur l’avant dernier-point pendant un petit quart d’heure avant d’achever sa voie – et bonheur – toujours à l’ombre !

PA et Paul sont inséparables et ouvrent aussi à l’ombre du secteur, pendant que Teck (aka Philippe) et Tuc (aka Olivier)montent une magnifique 4c+ … Marcassinou (aka Franck) et FranckFranck tracent direct dans un 5c bien urticante ! François et Ghislaine se frotteront a une 5c+ bien compliquée sur la dernière partie qu’y paraîtra même plus difficile que la 6a de l’ombre à François.

L’après-midi se profile et les valeureux Mathias, Guillaume, L’américain, Juls, Gildas, Paul, Jean et PA continue de plus belle sur les longues voix a l’est du secteur jusqu’à 35m de hauteur.

On se résout a partir et un petit passage sur l’Argens pour se baquer et se rafraîchir s’impose de lui-même. On notera la belle performance de François sur un pas de bloc en deep water solo … grosso-merdo : il a grimpé sur le rocher au dessus de l’eau 🙂

Retour au camping, ou les roulottes nous attendent … Marcassinou et la Gitane, nous ont devancé et nous attendent patiemment. On se repartit – ronfleurs/pas ronfleurs – filles/garçons. Un petit apéro, une douche, et le repas est déjà prêt : salade de pâtes au poulet ou au thon (voire presque végétarien).

Delphine nous conte ci-dessous le week-end vu par une débutante pour les détails … de la soirée.

Jour 2: Carcès – secteur Brauch

Matin c’est 9h le petit déjeuner pas frugal du tout ! Puis départ pour Carcès où la falaise nous attend.

La suite vue par Delphine ci-dessous !


1er week end d’intégration

(vu par une débutante !)

Par Delphine F.

Jour 1 

Samedi 2/10 à 8 h (plus ou moins pétantes) nous voilà arrivés sur le parking de carrefour pour notre RDV covoiturage. Les portes claquent les unes après les autres et des visages (plus ou moins fatigués) se reconnaissent ou se découvrent derrière qq bâillements. 

Le soleil est au RDV et les croissanteries aussi. De quoi mettre tout le monde d’accord. On cherche le topo (on le perdra svt). Chacun prend place ds les voitures (il y en a pour tous les goûts, du plus spartiate, vibrant, bruyant, consommateur (que du bonheur, je kiffe le « Def » au plus confortable (« tiens je crois que Felipe va arriver avant nous David », « Comment ??? Tu peux répéter ???»)) et ns voilà partis pour Châteauvert. 

Un classique pour les anciens. Effectivement ce site est superbe et nous atteignons vers 10h notre spot d’escalade au-dessus du Vallon Sourn. 

Après qq minutes de marche les cordes sont installées prudemment par les grimpeurs en tête et leurs assureurs. C’est un nouveau monde qui s’ouvre aux débutants avec un vocabulaire parfois hermétique. Tandis que les grimpeurs « se vachent » et qu’ils demandent qu’on les « sèche » ou qu’on leur donne du « mou » les autres font connaissance. 6 voies attendent les débutants qui montent « en moul » de cotations 3a à 5a (heu je crois).  Et bien d’autres chiffres supérieurs qui donnent le vertige pour les plus expérimentés (avec de très belles longueurs d’une trentaine de mètres)

Le bruit des clips, des dégaines et des mousquetons donne le tempo de cette première matinée.

Certains sont aficionados de l’escalade en falaise et ne pratiquent pas en salle. D’autres la découvre au contraire. Une première approche de la roche abrasive parfois coupante aux prises nombreuses de formes alvéolaires (de belles gouttes calcaires comme on les aime). Les anciens lisent la pierre avec acuité. C’est chouette de faire cette première expérience. Effectivement le rocher se dessine, pas après pas, car c’est bien dans les pieds que ça se joue. On passe une écaille parfois un dévers grâce aux conseils des encadrants qui nous aident à travailler le placement, à prendre confiance et à chuter.

Après une pause partagée à l’ombre, les cookies chocolat ou cranberries de Jean (de sa femme en fait) sont juste une tuerie ! 

L’après-midi se poursuit jusqu’au bain final dans l’Argens. Quelques courageux et courageuses se frottent à nouveau à la roche et à la froideur de l’eau. Rien de tel pour réanimer les doigts de pieds et orteils de mains mis à rude épreuve pendant la journée. A part une tentative de suicide par noyade rien de remarquable, d’ailleurs personne ne le remarque !

Puis on découvre le camping. Calme au confort rudimentaire. On se rue vers les douches tantôt froides, tièdes ou chaudes selon notre karma. Enfin l’apéro s’organise. Rhum arrangé de Pasqua (prononcez Pascualéééé !), Spritz, bière, rosé ou rouge. C’est un festival de couleurs ds les verres comme dans les saladiers. Merci aux petites mains qui se sont relayées pour confectionner des salades de poulet ou de thon. 

Les nouveaux découvrent leur cadeau de bienvenue : t-shirt ou débardeurs et mug à l’effigie de l’asso. Thanks ! 

Le dîner se poursuit par un discours (mémorable) de notre président David tandis que Julien (allias Hubert) anime la soirée par un beatbox. Nul besoin de plus : les grimpeurs (c’est bien connu) ont un humour et une répartie tjs très à propos…

Nous terminons la soirée sur le stade de foot à côté du camping la tête dans les étoiles. Sweet dreams à tous. 

Jour 2

Après un petit déj. dominical copieux servi vers 9h agrémenté d’un débat pertinent sur qui a ronflé ou pas la nuit précédente (bien évidemment on trouve là une nouvelle occasion d’admirer la femme de Jean). Nous décollons sous un temps maussade sur le site de Carcès. Cette fois-ci la roche est différente. Des dalles. Moins de prises. Moins difficile mais plus technique peut-être. C’est un autre ressenti au toucher plus lisse presque patiné. Heureusement le CAF à rajouté un peu d’artif dans ce monde minéral (“mais ils sont pas un peu malade ces gens-là ?” s’exclame Gildas).

 Le tps joue à nouveau en notre faveur car à peine qq gouttes nous permettent de randonner sur la voie (félicitations Nadège !) ou de tâtonner (ils se reconnaîtront).  

La pause déj. nous permet de récupérer et de faire connaissance avec le scorpion varois, somme toute, pas très bavard. 

Puis l’aprem se poursuit. C’est encore l’heure des apprentissages pour les débutants qui testent parfois de grimper en tête toujours assurés et rassurés par des profs compétents ou d’apprendre l’assurage dynamique. 

Le WE se termine vers 16h30 ds la bonne humeur comme il avait commencé avec une ovation pour les organisateurs tous au top ! 

Bravo à tous (bon surtout à Jeanne on est bien d’accord) pour tout le travail d’orga, les courses même en dernière minute (merci Marcassinou & Philippe), et toujours la bonne humeur ! C’est quand le prochain ???

Aller à la barre d’outils