Randonnée au Boréon : lac nègre

Le rentrée du club approchant, une petite remise en forme s’impose afin de décrasser nos corps d’athlètes. P-E nous en offre l’occasion vendredi en proposant une randonnée au Boréon pour le lendemain. Nous sommes 4 au total à répondre à l’appel : Jeanne, Olivier, Pierre-Emmanuel et moi-même (Paul).

Samedi, nous nous levons de bonne heure pour nous retrouver à 8h30 au Carrefour d’Antibes. Olivier, grand seigneur, se dévoue pour conduire et nous invite dans son bolide. Pendant le trajet, nous nous racontons nos vacances respectives et prenons des nouvelles du club. Après une bonne heure de route, nous voilà arrivés au parking du col de Salèse. Au programme: 700m de dénivelé pour arriver au lac nègre.

Nous entamons la montée jusqu’au lac. Le chemin monte en pente douce le long d’un joli ruisseau.

Nous laissons derrière nous la vacherie de Salèse puis arrivons dans une sorte d’alpage boisé, dans lequel un troupeau de vaches broutent paisiblement. Enfin paisiblement… elles font quand même un sacré bruit avec leurs cloches qui carillonnent ! Pendant la montée, Olivier nous vante les bienfaits de nager dans l’eau glacée, et nous dit avoir hâte de se baigner nu dans le lac. Au fur et à mesure de la montée, nos estomacs gargouillent et les arbres disparaissent, laissant apparaître un paysage d’altitude plus désolé. Encore un petit effort et nous atteignons finalement notre objectif, le lac Nègre (~2300m).

Arrivée au lac Nègre

L’heure tant attendue du pique-nique est arrivé. On se trouve un spot sympa sur un rocher et attaquons nos sandwichs de bon appétit. Olivier nous apprend la recette originale de son sandwich, le jambon-beurre du Sud: du pain, du jambon et de l’huile d’olive pour que ce ne soit pas sec. On se partage prunes, madeleines et chocolat et profitons du cadre privilégié dans lequel nous sommes.

P-E vante les qualités du rocher sur lequel nous pique-niquons. Selon lui, il a l’inclinaison parfaite pour grimper faire la sieste. Il en profite donc pour faire un petit somme, ce qui laisse le temps à Olivier pour aller se baigner. Ce dernier, entre temps, s’est un peu refroidi. Il faut dire qu’il fait frais à cette altitude ! Il se trouve mille prétextes pour ne pas se jeter à l’eau, et prétend même devoir réparer ses bâtons de randonnées, sois-disant cassés… Jeanne peine à cacher sa déception.

La pause terminée et encore pleins d’énergie, on décide de rallonger un peu le circuit pour aller jusqu’au « pas du Préfoune » un peu plus haut. Par « pas » il faut comprendre « col » nous dit Jeanne pour qui les termes « pas », « col » et « baisse » (à prononcer « bèze » selon Olivier) n’ont aucun secret. Nous nous attaquons à une montée assez raide pour arriver au col à 2600m d’altitude.

Essoufflés, nous arrivons au col à partir duquel nous pouvons voir de beaux éperons rocheux.

Pas de chance, le temps commence à se gâter… Nous décidons de remettre le free-solo de ces belles aiguilles à plus tard et de rentrer vite pour ne pas nous prendre l’orage.

Nous redescendons jusqu’au parking d’un bon rythme, et arrivons à la voiture juste à temps avant que la pluie ne devienne trop importante. La rando était top et on en a pris plein la vue. On peut être contents de nous, on a fait 1000m de dénivelés au lieu des 700 prévus, pas mal pour une rentrée ! On décide d’aller boire un verre à Saint-Martin sur le retour pour clôturer cette belle journée.

Paul.

PS : A l’Assa, nous nous faisons un point d’honneur à chouchouter les filles du club. Jeanne étant la seule fille de la sortie, nous l’avons choyée comme il se doit :