DJ ASSA(d) envoit du Bonson sur Skyroche !

Journal du grimpeur, samedi 17 octobre 2015. Bonson.

A l’arrache. C’est ce qu’on pouvait dire de l’organisation cette fois ci. Youmethem avait permis de planifier un horaire et un lieu à la dernière minute. Cela dit, l’essentiel c’était finalement de se retrouver dans la voiture de papa de Guillaume et sa fidèle copilote Noémie, avec Céline et Olivier à l’arrière, filant sur l’autoroute, avec plus ou moins d’hésitations sur la direction à prendre, vers la vallée du Var et le village de Bonson (prononcer « Bonsson » comme de la bonne zic au risque de vexer l’autochtone).

Bonson, un charmant village de l’arrière pays, 706 habitants au compteur en 2012 et point de départ d’une « petite » marche d’approche d’une vingtaine de minute, idéale pour mettre Philippe de bonne humeur, malgré ses belles chaussures d’approche (qui servent donc à s’approcher comme leur nom l’indique). Nous arrivons donc de bon matin face à cette grande falaise de calcaires anticlinaux du Jurassique/Crétacé perdue dans la forêt, avec une vue néanmoins admirable sur la vallée du Var et son long fleuve rachitique. L’orientation à l’ouest promet une exposition idéale jusqu’à la tombée du jour.

Le sol est assez pentu, pour faire travailler les chevilles, et le site permet l’accès à une vingtaine de voies qui, si l’on en croit le site Escailloux, vont du 4+ au 6c+. Inutile de dire que pour moi, du 5 sera bien suffisant. Heureusement, Guillaume et Noémie seront là pour ouvrir des 6 en tête, avec une aisance déconcertante, sans se la raconter, sous les encouragements « beau gosse !! » toujours plein d’entrain d’Olivier, pour le plaisir des yeux des observateurs débutants. Notre troupe sera bientôt rejointe par une famille avec des enfants « pleins de vie » (à côté les coups de fusil qui avaient déchiré le silence un peu plus tôt était presque plus agréables), Bernard, Jean-Jacques, FX (le deuxième ou le premier c’est selon), puis plus tard Philippe, Emilien, Laura et d’autres dont j’ai oublié les noms, j’espère qu’ils ne m’en voudront pas. Au final on était facilement une trentaine devant et sur ce bout de rocher, avec facilement 6 à 8 voies ouvertes en même temps.

Ce fut un peu la journée de l’échec et de l’humilité pour un piètre grimpeur de mon espèce. Une 6a resté à un mètre du sol sans pouvoir aller plus haut, une autre arrivé à mi-hauteur sans arriver à progresser, d’autres 6 que je n’ai regardées que de loin en me disant « Un jour je serai aussi fort qu’Emilien/Philippe/Guillaume, ou pas… » D’autres furent bien plus brillants, autant que je le justaucorps vert pomme de Céline (cf. photos). La palme revenant à Noémie qui, malgré une chute de plusieurs mètres en tête, finit par vaincre sa peur et terminer sa voie (on est un ruban bleu ou on ne l’est pas !).

Infatigable, il faudra user de l’argument du chocolat chaud pour décrocher Noémie de la falaise et rentrer au village. Il est 18h, l’animation et la chaleur solaire semblent avoir déjà quitté les ruelles dans le crépuscule de Bonson. On se retrouve ainsi une bonne douzaine dans le bistrot local, fatigués, un peu refroidis par l’air montagnard mais contents. Les premiers arrivés optent pour quatre chocolats et un Fanta (au goût prononcé d’Exomuc apparemment), les autres prendront des boissons tout aussi raisonnables, le but n’étant pas de se la coller avant de reprendre la route. Sur le retour, les discussions porteront sur des sujets que je ne rapporterai pas ici et la petite troupe finit par se séparer à presque 20h. Encore une bonne journée placée sous le signe de la convivialité. Merci les gens !

Pour les amateurs de bons gâteaux, en exclusivité, voici la recette du gâteau des sportifs, pour bien colmater l’estomac, nourriture officielle de Guillaume et Noémie en sortie escalade : http://la-main-a-la-pate.fr/gateauenergetiquealapommeetauxfruitssecs/

Crédit photo : moi-même.